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Transitional Justice: Accountability and Healing After Conflict

August 10, 2025 ASDHR Comments Off

English (UK)

Transitional Justice: Accountability and Healing After Conflict

When societies emerge from violent conflict or authoritarian rule, the question of justice is unavoidable. How can nations address crimes of the past without jeopardising fragile peace? This dilemma lies at the heart of transitional justice — the set of judicial and non-judicial measures designed to ensure accountability, recognise victims, and foster reconciliation.

Transitional justice can take many forms: criminal prosecutions of war crimes, truth commissions, reparations programmes, or institutional reforms to prevent the repetition of abuses. Each approach carries both opportunities and limits. Prosecutions can deliver accountability but may be selective or politicised. Truth commissions give space for victims’ voices but often struggle to implement recommendations. Reparations provide recognition but rarely match the scale of loss.

Despite these imperfections, transitional justice remains a powerful tool for rebuilding trust. It signals that violence cannot be normalised and that victims’ suffering matters. Equally important, it can help societies move beyond cycles of revenge by establishing shared narratives of the past.

The challenge is to design processes that are inclusive, context-sensitive, and sustainable. Justice cannot be imported wholesale; it must be adapted to the needs of each society. Healing after conflict requires patience, humility, and long-term commitment — but without it, peace risks being temporary and fragile.


Version française

Justice transitionnelle : responsabilité et guérison après les conflits

Lorsqu’une société sort d’un conflit violent ou d’un régime autoritaire, la question de la justice est incontournable. Comment traiter les crimes du passé sans mettre en péril une paix fragile ? Ce dilemme est au cœur de la justice transitionnelle — l’ensemble de mesures judiciaires et non judiciaires visant à assurer la responsabilité, à reconnaître les victimes et à favoriser la réconciliation.

La justice transitionnelle peut prendre diverses formes : poursuites pour crimes de guerre, commissions vérité, programmes de réparations ou réformes institutionnelles destinées à prévenir la répétition des abus. Chaque approche présente des opportunités et des limites. Les poursuites apportent de la responsabilité mais peuvent être sélectives ou politisées. Les commissions vérité donnent une voix aux victimes mais peinent souvent à concrétiser leurs recommandations. Les réparations offrent une reconnaissance mais restent insuffisantes face à l’ampleur des pertes.

Malgré ces imperfections, la justice transitionnelle demeure un outil puissant pour rétablir la confiance. Elle affirme que la violence ne peut être normalisée et que la souffrance des victimes compte. Tout aussi essentiel, elle aide les sociétés à dépasser les cycles de vengeance en établissant un récit commun du passé.

Le défi est de concevoir des processus inclusifs, adaptés au contexte et durables. La justice ne peut être importée telle quelle ; elle doit correspondre aux besoins spécifiques de chaque société. La guérison après un conflit exige de la patience, de l’humilité et un engagement à long terme — sans quoi la paix risque de rester temporaire et fragile.